Programme de coopération transfrontalière

avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional

Dig-e-Lab

Informations clés

Opérateur chef de file

Eurometropolitan e-Campus
Rue du Progrès 13
7503 Froyennes
BELGIQUE

Personne de contact :

Mathilde Musin

Date de début

01-10-2016

Date de fin

31-03-2021

Eléments budgétaires

Budget Total
2 276 999,96 €

Réseaux sociaux



Site Web

http://www.dig-e-lab.eu





Dig-e-Lab

Recherche et Innovation au service de la pédagogie numérique

axe4

Catégorie

Projet

Objectif spécifique du programme

Favoriser l'emploi et la mobilité transfrontalière des travailleurs et intégrer les marchés de l'emploi

Domaine d'intervention

Services et applications TIC pour les PME (y compris le commerce électronique, le e-Business et les processus d’entreprise en réseau), les laboratoires vivants, les entrepreneurs web et les start-ups en matière de TIC


De nombreux freins à la mobilité transfrontalière et à l’intégration sur les marchés de l’emploi pour les demandeurs d’emploi et les travailleurs occupés existent dans la zone ciblée par le projet. En effet, la barrière de la langue, les spécificités liées à certains métiers qualifiés et la méconnaissance des opportunités de travail impactent la mobilité entre les différents versants de la zone de coopération. Les formations en ligne sont alors une des clés pour améliorer cette mobilité transfrontalière et pour faciliter l’intégration des marchés de l’emploi.
Cependant, force est de constater que de nombreux projets de formations numériques ne sont pas connus du grand public, et sont même parfois boudés par leurs utilisateurs. En effet, ces contenus pédagogiques ne sont pas encore suffisamment performants. Par exemple, dans les MOOCs, seuls 10% des apprenants, en moyenne, parachèvent leurs cours.
L’objectif du projet Dig-e-Lab est de créer une dynamique d’excellence autour des initiatives de formation en ligne utilisant des supports vidéo pour le contexte transfrontalier. Le projet, non seulement analysera les initiatives existantes et améliorera d’un point de vue technologique/pédagogique certaines d’entre elles pour amorcer une processus d'émulation, mais centralisera et structurera, sur sa plateforme en ligne, les différents parcours qui existent pour se former ou se perfectionner dans le but de travailler dans un contexte transfrontalier.

Date de rapport 20-01-2022

L'objectif du projet Dig-e-Lab est de créer une dynamique d'excellence autour des dispositifs de formation en ligne. En finalité, le projet a pour objectif de disséminer, vers les porteurs de formations digitales, une série de bonnes pratiques qui accroitront la qualité des formations et diminueront le taux de décrochage souvent élevé. Ce projet, démarré en 2016, est donc largement centré sur la communication et les différents partenaires y sont particulièrement attentifs. Au cours de ce projet, suivant les besoins, Ee-campus et l’Agence du numérique ont créé des supports (flyers, folders, affiches, vidéos de webinaires, roll-up, goodies, ...). Le site internet bilingue et responsive design du projet a été conçu et est géré par l'Agence du Numérique. Il donne un descriptif du projet et des partenaires. Il est un canal d'information et de veille du projet, de par la publication régulière d'actualités directement liées à Dig-e-lab. Les résultats y sont publiés, de plus, la liste des formations qui permettent d'évoluer dans le contexte transfrontalier y est également intégrée. Les réseaux sociaux complètent la communication via une page facebook (https://www.facebook.com/DigeLab/) et un compte Twitter (@DigeLab). Plusieurs événements de sensibilisation et de dissémination ont eu lieu : une conférence inaugurale a été organisée le 9 mars 2017 à l'Ee-Campus de Tournai, un second événement a eu lieu le 21 mars 2018 lors du Colloque International e-formation de l'ULille à Villeneuve d'Ascq. Un troisième événement de dissémination a eu lieu le 11 décembre 2018 à la KULeuven (Courtrai). Plus récemment, l'ULille et la Kulak ont organisé un événement Dig-e-Lab le 23 mai 2019 dans le cadre des 30 ans du Master IPM. Un événement de dissémination de plus grande ampleur était prévu le 04 mai 2020 dernier à Lille mais les partenaires ont été contraints de le reporter suite au confinement imposé par la crise sanitaire due au Covid-19. Cependant, en prévision de la fin du projet, 6 ateliers de dissémination ont été organisés d’octobre 2020 à janvier 2021. L’objectif de ces ateliers étaient de communiquer nos résultats vers le public de terrain. Suite à la crise sanitaire toujours en cours, les partenaires ont décidé de transformer ces événements présentiels en webinaires (disponibles en replay bilingue sur le site du projet). Enfin, un événement de clôture en distanciel sous forme de « Speed Problem resolving » a été organisé le 18 mars 2021. De manière transversale, le partenariat a également été présent lors d'événements grand public liés à la pédagogie et au numérique ; notamment, lors du salon SETT, à Namur, les 25 et 26 avril 2019 et les 6 et 7 février 2020 dernier mais également à Ludovia à Spa du 29 au 31 octobre 2019. En parallèle, le partenariat a répertorié plusieurs dizaines de formations en ligne offertes sur les trois versants représentés dans le cadre du projet. De ceux-ci, le partenariat a sélectionné 10 cas d'études (3 pour le versant flamand, 3 pour le versant français et 4 pour le versant wallon) particulièrement pertinents et regroupant (au moins un de) nos critères d'éligibilité. Le travail fut effectué sur base d’une grille d'analyse co-construite par le consortium. C'est sur ces « use cases » que le projet s’est concentré pour effectuer des recherches, des propositions d'améliorations et des validations. Pour les versant flamand, la formation en néerlandais « Nedbox » fut la première sélectionnée, la formation CVOMiras en soins infirmiers et les capsules proposées par Imec Academy complètent la proposition pour se versant. Pour la France, les trois terrains sélectionnés sont le Master « Digital Learning Manager », la Licence « Mediatic » de l'Université de Lille et du MOOC « Gestion de projet » de l'Ecole Centrale de Lille. Pour la Wallonie, la formation « une mouche dans le potage » portée par Epicuris et Wagralim, le module de remédiation en comptabilité porté par le Pôle hainuyer « E-Compta Services », le parcours d'initiation à l'Intelligence Artificielle proposé par Ee-campus et, enfin, la formation en langues « Wallangues » sont les quatre cas sélectionnés. L'Ulille et la Kulak ont largement collaboré afin de réaliser les différentes actions préparatoires à l'analyse de formations en ligne (état de l'art, mobilisation des cadres théoriques, définition des protocoles de recherches, méthodologies utilisées). Multitel et Kulak ont travaillé sur la recherche et le développement des technologies d'analyse de l'attention visuelle dans la vidéo. Afin d'analyser le comportement des participants à la formation, comment leur attention est dirigée. Ces recherches ont mené à la mise en place d'analyses à l'aide d'outils pédagogiques et/ou technologiques, notamment, via un dispositif « eye-tracker » qui analyse l'attention visuel ainsi que la charge cognitive des apprenants, via également le monitoring de leurs logs d'activités ainsi que via des outils et méthodologies d'enquêtes et de questionnaires. Des propositions d'activités de remédiations ont été réalisées sur huit des dix cas sélectionnés. En ce qui concerne ces remédiations, nous pouvons citer pour l'exemple, le « portage » d'une formation sur PC vers une application mobile, afin de favoriser l'interaction et une bonne dynamique de groupe dans une formation distancielle ou des focus sur certaines fonctionnalités peu utilisées dans le système employé. Bien que les partenaires aient diffusé les recommandations (issues de notre travail) vers les porteurs des projets sélectionnés, une partie est actuellement implémentée dans les dispositifs. Pour les formations où ces recommandations ont été effectuées, une amélioration notable de la qualité, ainsi qu'une adhésion plus grande au processus de formation ont été constatés. Dans un objectif de bonne communication, les partenaires sont particulièrement attentifs à rendre disponibles les recherches effectuées ainsi que leurs résultats. Un guide des bonnes pratiques a donc été réalisé et permet de transférer celles-ci vers les terrains. Et, plus largement, vers les porteurs de projets de formations digitales.