Programme de coopération transfrontalière

avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional

GRASS

Informations clés

Opérateur chef de file

UGent
St Pietersnieuwstraat 25
9000 Gent
BELGIQUE

Personne de contact :

Geert De Clercq

Date de début

01-04-2018

Date de fin

31-03-2022

Eléments budgétaires

Budget Total
817 801,90 €

Réseaux sociaux



Site Web

http://www.interreg-grass.eu/





GRASS

Gazons  aRtificiels  Anti-feu  Sûrs  et  durableS

axe1

Catégorie

Projet

Objectif spécifique du programme

Accroissement de la recherche et de l'innovation de la zone transfrontalière dans les secteurs stratégiques et les secteurs à forte complémentarité

Domaine d'intervention

Activités de recherche et d’innovation dans les centres de recherche publics et les centres de compétence, y compris la mise en réseau


Les propriétés des gazons artificiels sont souvent confondues avec celles du gazon naturel. Or, il existe des différences, notamment au niveau du comportement au feu. Ceci peut présenter des risques, liés d'une part à une mauvaise utilisation et d’autre part à une trop faible prise en compte des problématiques d'ignifugation dans leur conception. Dans ce cadre, l'objectif du projet GRASS est double : sensibiliser le public à la différence de comportement au feu entre gazon naturel et gazon artificiel et améliorer celui du gazon artificiel par le développement de procédés innovants, respectueux de l'environnement et applicables industriellement. Le projet GRASS, d'une durée de 4 ans, est articulé en 6 modules de travail (MT). Le MT1 est dédié à la gestion du projet ; le MT2 à la communication et aux opérations de sensibilisation de différents publics ciblés : grand public ; pouvoirs publics afin de provoquer le réflexe d'achat responsable ; instances de contrôle et de sécurité ; enfin producteurs et installateurs. Le MT3 a pour objectif de mieux comprendre le comportement au feu des gazons artificiels, et notamment le rôle des différents constituants sur ce comportement, et de mettre au point un test à échelle réduite permettant de prédire le comportement de nouvelles formulations. De nouvelles solutions sont développées dans le MT4, en utilisant des retardateurs de flamme respectueux de l'environnement et adaptés aux différents éléments du gazon. Des prototypes sont élaborés dans le MT5 et sont évalués selon les tests normalisés. Enfin, le MT6 s'attache à évaluer la performance environnementale des solutions développées dans une perspective de cycle de vie.

Date de rapport 05-07-2021

Après avoir démarré le projet, les partenaires l'ont présenté à un public plus large de parties prenantes via un évènement de lancement afin d'établir un groupe de résonance le plus large possible. Pour éviter d'éventuels problèmes, un accord de confidentialité a été rédigé entre les partenaires et les membres du groupe de résonance. Pour la communication "grand public', les partenaires ont établi un site web http://www.interreg-grass.eu/, des newsletters, des brochures et un compte sur LinkedIn. La dissémination est également assurée par les partenaires sous forme de conférences scientifiques ou posters dans des congrès ou workshops et via des articles. Ils organisent aussi des workshops. De plus, les fédérations associées aident les partenaires à atteindre un groupe plus large de parties prenantes. La presse est aussi tenue au courant. A cet effet, une première conférence de presse a été organisée le 2 décembre 2019 au Kipstadium à Tourcoing en France en clôture d’un atelier. Une vingtaine de personnes représentant le monde académique, l'industrie, les collectivités locales et les instances sportives ont participé à l’atelier pour échanger sur les enjeux liés au gazon artificiel en matière de sécurité et évoquer les avancées technologiques envisagées dans le projet GRASS. Concernant le développement, dans une première phase le comportement au feu d'une large gamme de structures de gazons artificiels existants a été testé selon la norme ISO 9239. Les données aussi bien pour le tapis fini que pour les substructures sont collectées dans une base de données. Les partenaires se sont alors informés sur la réglementation actuelle et sur les aspects environnementaux afin de démarrer la modélisation du cycle de vie du gazon artificiel, ceci afin de pouvoir tester les solutions développées par rapport aux produits actuellement utilisés. Les données collectées sont complétées avec les résultats des essais au cône calorimètre (MLC) mesurant les quantités de chaleur dégagée. L'analyse de la base de données montre que la nature de l'enduction sur le dossier de l'échantillon et le dossier lui-même pour les échantillons destinés au paysagisme, ainsi que le remplissage pour les échantillons destinés au sport, ont un impact significatif sur le comportement au feu et la chaleur dégagée. Compte tenu de toutes ces informations, un test à échelle réduite a été développé permettant de tester les nouveaux développements plus vite et de manière moins coûteuse. Les premiers tests montrent que les valeurs de cartographie de flux obtenues sont très proches de celles de la norme. Suite à tous ces résultats, le développement des solutions techniques pour l'ignifugation du gazon artificiel a pu être entamé après un an et demi. Deux stratégies d'ignifugation ont été mises en place. Pour des applications sportives, où c'est le remplissage qui donne à la structure son comportement au feu, les partenaires se sont focalisés sur un remplissage à base de liège ignifugé. Une méthode a été développée pour fixer le phosphore sur le liège et améliorer ainsi le comportement au feu. Ce liège modifié est actuellement évalué en ce qui concerne son efficacité. Pour les structures destinées au paysagisme, des poils ignifugés (« brins d'herbe ») pourraient permettre la formation d'une couche protectrice à la surface du dossier. Des additifs ont été trouvés sur le marché qui peuvent être ajoutés au polymère lors de l'extrusion des fils de poils. Il a été décidé de réaliser des tests d'extrusion pour savoir dans quelle mesure il s'agit d'une solution adéquate et utilisable. Ces tests ont été retardés car l'installation de l'UGent a dû être déplacée dans un autre bâtiment pour des raisons de sécurité, ce qui a été retardé par les mesures concernant le COVID. Si l’efficacité pour les structures destinées au paysagisme est prouvée, il sera étudié comment ces fils de poil peuvent être utilisés pour des applications sportives.