Programme de coopération transfrontalière

avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional

PSICOCAP

Informations clés

Opérateur chef de file

Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS)
Route de Louvain-la-Neuve 2
5001 Belgrade
BELGIQUE

Personne de contact :

Annick Vandenhooft

Date de début

01-01-2020

Date de fin

31-12-2022

Eléments budgétaires

Budget Total
946 079,36 €





PSICOCAP

Pratiques et Statistiques Intégrées et Comparées sur le Handicap et le Handicap Psychique

axe4

Catégorie

Projet

Objectif spécifique du programme

Renforcer et pérenniser la mise en réseau et l'offre de services transfrontaliers à la population en matière sanitaire

Domaine d'intervention

Amélioration de l’accès à des services abordables, durables et de qualité, y compris les soins de santé et les services sociaux d’intérêt général


De part et d’autre de la frontière franco-belge, un déficit de connaissance sur le handicap psychique et l’exclusion qui en découle, a été noté. Afin d’y pallier, PSICOCAP – en lien avec le projet GEDIDOT (Interreg V FWV) – vise à collecter des données chiffrées transfrontalières sur les déterminants, les ressources et les modalités de prise en charge de ce type de handicap. L’accent est particulièrement mis sur certains groupes de population : les jeunes, les femmes, les personnes vieillissantes, et les ruraux. Toutes ces informations seront cartographiées, pour mieux identifier les besoins non couverts.  Elles feront l'objet d'une analyse lors de séminaires transfrontaliers regroupant entre 20 et 30 participants, dans une structure accueillant des personnes handicapées psychiques.  
Afin de partager les connaissances et les pratiques dans ce domaine, PSICOCAP proposera également des formations et une université d’été transfrontalière, à destination des professionnels du soin et de l'accompagnement. 
Un outil sera conçu pour former, aussi, le personnel susceptible de rencontrer directement ou indirectement des personnes souffrantes de handicap psychique (personnel de vente, travailleurs sociaux, postiers,...). 

L'ambition du projet est donc de créer un nouveau regard sur le handicap, notamment psychique, et de garantir à ce public, l’autonomie, le respect et la prise en charge la plus adaptée possible. 

Date de rapport 25-05-2021

Le projet Psicocap vise à construire un instrument transfrontalier d'observation et d'analyse sur le handicap et en particulier le handicap psychique afin d'éclairer sur les actions à mener par les promoteurs de projets et les décideurs locaux sur base de données probantes. Il s’appuie sur la création d’un observatoire de données, d’un observatoire des pratiques et sur l’organisation de formations et d’une Université d’été. La première année du projet a vu la création d’une page LinkedIn et d’une page Facebook. Le projet et le partenariat franco-wallon y sont présentés grâce à des capsules vidéo qui présentent chaque opérateur. La plaquette du projet a fait l'objet d'une première diffusion en France et en Belgique. Une conférence de lancement en présence de la presse s'est tenue en visioconférence le 18 septembre 2020 au départ de l’hôtel de Région de Chalons en Champagne, sur base de capsules vidéo préenregistrées de présentation sur les différents modules du projet et d’un débat avec les participants (30 Français et 24 Belges) ; le débat a été animé par la Province de Namur. Certains participants se sont montrés intéressés de rester en lien avec le projet lors de phases ultérieures. Dans la suite de cet événement, quatre articles ont pu être identifiés dans la presse. Le 25 novembre, une réunion a eu lieu avec le conseil départemental des Ardennes (à leur invitation) et la MPH des Ardennes. L'objectif était d'informer sur le projet mais au-delà, cette rencontre a permis d'alimenter l'analyse des pratiques. Enfin, le site internet du projet a été préparé pour être mis en ligne début 2021. La création d'un observatoire transfrontalier sur le handicap et sur le handicap psychique nécessite en première intention de clarifier et d'harmoniser les concepts du champ du handicap afin d'engager le travail de groupe vers des définitions partagées. Un représentant de chacun des opérateurs belge et français a participé à la réalisation de ce travail. Il a d'abord été réalisé une sélection de documents constituant une base de mise en commun autour de travaux de réglementation, d'épidémiologie, de sociologie issue de pays francophones (Belgique, Canada, France) créant ainsi un premier niveau de connaissances partagées. Ensuite, le groupe transfrontalier a affiné cette liste en une liste réduite de propositions de bibliographie raisonnée qui furent présentés et commentés en réunion y compris avec les acteurs du module de l'observatoire des pratiques. Une fiche de lecture détaillée a ainsi été initiée sur la base de la Revue française des Affaires sociales : Handicap psychique et vie quotidienne, fiche de lecture présentée et commentée elle aussi en réunion de travail. Enfin l'ensemble de ses mises en commun documentées ont débouchées sur une proposition de définitions communes autour des champs et concepts de handicap et de handicap psychique, le handicap psychique étant reconnu comme un handicap postérieur à une pathologie psychique et issue de celle-ci. Cette adhésion collective permet le passage à l'étape suivante qui cherche à définir les indicateurs socio-sanitaires permettant de mettre en éclairage les populations et territoires concernées. Une liste est en cours de construction et s'appuie sur le travail réalisé dans le cadre du projet GEDIDOT afin de déterminer dans la liste des indicateurs communs ceux partageables, éloignés,... Le plan général du tableau de bord comportera trois parties : -1. Portrait général du territoire (cadrage socio démographique et mortalité) ; -2. Handicap psychique (population concernée et offre de soins) ; -3. Handicap. Dans l’objectif de la création de l’observatoire des pratiques, spécifiquement afin de réaliser la cartographie des ressources, les partenaires belges et français ont identifié des répertoires existants de part et d'autre de la frontière. La recherche de structures devant se faire sous 4 angles (logement, insertion socio-professionnelle, soins et intégration des 4 dimensions précédentes), côté belge, un répertoire des ressources en matière de logement et aide au logement a été créé. Il présente aussi un court résumé des entretiens réalisés avec certains acteurs. Il a été décidé de faire la même démarche pour la thématique de l'insertion socioprofessionnelle. Trois questions d'intérêt ont été identifiées : besoins non couverts, problématiques non résolues et démarches innovantes. Notons que cette recherche n'est ni exhaustive ni définitive mais fait l'objet d'une veille obligatoire. La méthodologie des focus groups a été débattue. Les partenaires ont jugé intéressant de traiter les axes qui n'ont pas, ou peu, été approfondi jusqu'à présent et pour lesquels la demande existe : * Jeunes, violence et psychose débutante * Femmes * Ruralité Le module formation débutera effectivement ses travaux en janvier 2021 et a déjà défini les grandes lignes qui orienteront ses travaux. Il notamment est convenu que le comité scientifique devra comporter une double parité : parité de pays (Belges et Français) et parité de genre (Femmes et Hommes). Quelques thèmes ont été présélectionnés tels que l’encapacitation, l’autodétermination, la stigmatisation et la déshumanisation. Les pistes évoquées à ce stade sont la possibilité de recourir à des MOOC (Massive open online courses) et d’intégrer en présentiel des formations sur le modèle de celles existant dans le cadre du risque suicidaire.